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Albera, F. (1992). Faire voir. Cahiers Du Centre De Linguistique Et Des Sciences Du Langage, (1), 23–42. Consulté à l’adresse https://www.cahiers-clsl.ch/article/view/3104

Résumé

PARLANT DE GEORGES-ALBERT SMITH qui, vers 1900 à Brighton, passa de la photographie au cinéma, Georges Sadoul évoque ainsi « l'évolution décisive» que fit accomplir au cinéma ce réalisateur britannique : Il a dépassé l'optique dtEdison, qui est celle du zootrope ou du théâtre de marionnettes, celle de Lumière qui est celle d'un photographe animant une seule de ses épreuves, celle de Méliès qui est celle du « Monsieur de l'orchestre ». La caméra est devenue mobile comme l'oeil humain, comme l'oeil du spectateur ou comme l'oeil du héros du film. L'appareil est désormais une créature mouvante, active, un personnage du drame. Le metteur en scène impose ses divers points de vue au spectateur. La scène-écran de Méliès est brisée. Le « monsieur de l'orchestre » s'élève sur un tapis vol ant. Cette nouvelle optique [...] est celle du montage au sens moderne du mot.

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(c) Tous droits réservés François Albera 2022